Ecartés comme deux continents,
tu fais ton petit chemin.
Comme de fortes vagues d'océan,
tu ne cesses d'attirer des mains
qui, bien que soyant un peu timide,
à la fin ne regrettent jamais leur choix.
C'est ainsi que pareil à un sol égoiste et humide
tu ne laisses jamais couler tes eaux
même sur les plus beaux rois.
Recherchés
Et
Admirés
par tous les jeunes princes
du mont,
tu es comme un ruisseau de sorcière
qui les font tourner comme un ceinturon.
Ils perdent leur tête pour toi
et n'auraient aucune crainte à s'enrouler
autour d'une haute croix
pour vraiment enfin t'admirer.
Tu les rends fous!
Oui, si bien qu'ils ne sachent ou et
qui sont-ils. Ils tournent comme une roue
imaginaire, composée
dans tes alentours.
Et toi, petits Yeux De Rêves,
pour ton bon plaisir,
comme Satan l'a fait à Eve
tu t'amuses à les faire souffrir.
Je t'en prie petits Yeux De Rêves,
pour une fois, réfléchis à ce que tu fais.
Pour qu'un jour, comme eux, tu ne crêves
d'amour, à l'instar d'un oiseau déjà fait.
Comme une mer désespérée
tu ne laisses tes flammes en arrière.
Et que, comme une fleur tannée,
tu ne perds ta beauté d'hier.
Prend garde Yeux De Rêves,
car j'étais moi aussi comme toi.
Surtout ne pense pas que je rêve.
Cette vie, je te le dis, moi,
Vallée Fertile
comme on m'appelle,
qu'elle est pareille
à un cyclone tourbillonant sur lui-même.
13/04/01